
Dans le cadre d'une entreprise commerciale, la mise en oeuvre complète de cette définition se compose de trois volets :
Un volet économique  une entreprise est une machine à créer de la valeur (ou des richesses) et ceci doit s'envisager sur le long terme. Les critères permettant de mesurer la performance dans ce domaine sont : la croissance, la rentabilité et la pérennité. | |
Un volet social  une entreprise qui ne respecte pas ses salariés perd de vue la raison d'être de l'économie : améliorer le sort des hommes. | |
Un volet environnemental  une entreprise qui altère, surexploite ou pire détruit l'environnement, compromet la capacité des générations futures à satisfaire à leurs besoins. | |
Il en résulte des conséquences qu'il ne faut jamais perdre de vue :
Il ne s'agit ni d'un renouvellement de l'approche écologiste, ni d'un discours syndical moderne visant à faire «le maximum pour les salariés». Le développement durable est un concept systémique qui ne cherche pas à maximiser un des trois volets précités au détriment des autres mais qui cherche le meilleur équilibre global. L'approche est donc pragmatique et non dogmatique.
Les parties prenantes, au sens large, de l'entreprise (clients, collaborateurs, actionnaires, société civile, état) sont censées oeuvrer de concert et rechercher le succès pour tous et non seulement pour leur groupe (nous en sommes encore très loin).
Tout ce qui peut être fait en matière de développement durable dans une entreprise passe par la réussite économique de celle-ci. Dans le cas contraire, il n'y a pas de création de richesse, on ne peut donc en faire un usage pour le bien commun. Dans une lecture éclairée de ce qu'est vraiment le développement durable, le concept - tant malmené -de profit à donc toute sa place. |